Pourquoi et comment suis-je tombée dans la marmite de l’orientation ?

ORIENTATION EN GÉNÉRAL

Très bonne question, certainement pas par hasard, comme beaucoup !

Petite, je voulais être infirmière, soigner, aider, accompagner. Je lisais les bibiothèques vertes “Jeunes filles en blanc”, fascinée par le milieu médical. Un pôle d'intérêt social déjà fort.

Quand on dit que les intérêts sont assez stables au cours de la vie, je confirme.

Très vite, mon choix d’orientation s’est affiné, et j’ai voulu devenir sage-femme. J’étais passionnée par les bébés, la maternité. Adolescente, j’achetais le journal “parents”, j’affichais des posters de bébés au mur … Bonne élève, je me suis dirigée vers un bac scientifique, ai passé le concours de sage-femme et suis rentrée dans l’école de sage-femme d’Angers pour 4 ans… pour en sortir 4 mois après, désabusée, déçue, ne me trouvant pas à ma place dans ce monde hospitalier, hiérarchisé et fermé.

Je sentais qu’il me manquait une ouverture au monde, à la société, quelque chose de pluridisciplinaire. J’étais perdue, car je n’avais jamais vraiment réfléchi à mon orientation, puisque je savais ce que je voulais faire depuis longtemps quand il a fallu choisir mon orientation en terminale.

C’est en feuilletant un guide Onisep “100 métiers”, que mon regard s’est arrêté sur le métier de psychosociologue. L’individu (psycho) et la société (sociologue), cela a été une révélation. Je retrouvais l’ouverture au monde (le côté paternel peut être, mon père étant chef d’entreprise) et le côté accompagnement si important pour moi ( ma mère exerçait le métier de thérapeute ! ). Et cerise sur le gâteau, le salaire mentionné sur ce fameux guide des métiers était beaucoup plus élevé que pour la plupart des métiers du social. Je dirais aujourd’hui que mes motivations intrinsèques (la curiosité intellectuelle et l’envie d’aider ) rejoignaient mes motivations extrinsèques, dont le fait de bien gagner ma vie.

J’ai intégré l’IPSA, institut de psychologie de l’université catholique de l’Ouest, m'y suis beaucoup plu. J’achetais le magazine l’Etudiant, en rêvant dès les premières années de mon cursus, d’animer des ateliers d’orientation, présentés en dernière page du journal !

J’ai fait mon mémoire de maîtrise (master1 pour les jeunots) sur l’attribution causale (concept clé en psycho sociale) de l’abandon ou de l’échec en première année postbac…

J’ai travaillé dans le recrutement, la formation, les bilans de compétences et à 42 ans, j’ai repris les études pour faire un master 2 en psycho de l’orientation à l’INETOP à Paris. J’ai fait mon stage de master 2 au service orientation de l’Etudiant, ça ne s’invente pas, où j’ai beaucoup appris. Puis je me suis installée en libéral, comme psychologue conseil en orientation, en Ile de France puis en region toulousaine depuis 6 ans.

Je continue à faire de la maïeutique si l’on veut, puisque j’accompagne des jeunes et des moins jeunes, à accoucher de leur projet…

Christine MABIT